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Chronique : Messieurs, il faut sauver la presse Française ! (Troisième Partie)

Arnaques, fraîcheur et propreté - Par - 17 Aout 2009 09:24:32

Viens moi en aide, Captain Eo.

Il n'y a qu'une seule façon de résumer cette dernière (ouf !) partie de ce Joypad Hors Série.



Soyez donc préparés. La mégalomanie du rédacteur rétro est ici présente à son degré le plus extrême.

Enchainons directement : un dossier sur Moonwalker. Moonwalker, pour ceux qui ne connaissent pas (ça existe) c'est un mi film, mi clip, mettant en scène Michael Jackson, revisitant d'abord ses grands succès : ABC, Thriller, Billie Jean, Smooth Criminal, et bien d'autres. Pour ceux qui ne connaissent pas Smooth Criminal (ça existe) c'est un peu le best clip ever. On y reviendra un peu plus tard.

Moonwalker c'est également un jeu arcade made in Sega, un jeu Megadrive complétement naze, et une version Master System - on s'en fout. Dossier inintéressant et brassant beaucoup d'"histoire" pour pas grand chose. On n'oubliera d'ailleurs pas de se tromper (on en est plus là) sur sa participation à la bande son de Sonic 3. D'après le magazine, "[à cause des scandales] l'artiste est contraint de renoncer à l'offre". C'est pas grave.

Le rédacteur n'a évidemment aucune idée de ce dont il est en train de parler, mais fait semblant quand même. Il pourrait dire "Oh non, j'y connais rien, damage control" mais non, la culture c'est comme la confiture.

a écrit :
Le joueur endosse le rôle d'un Michael Jackson vêtu d'un costume blanc tiré à quatre épingles, panoplie typée incorruptible échappé des bandes dessinées de Dick Tracy.


Il parle bien entendu de son costume de Smooth Criminal, qui pour ceux qui ne connaissent pas (ça existe) ressemble à ça :



et le costume de Dick Tracy ressemble à ceci :



Ça se tient. Sauf qu'en fait le costume est inspiré de celui de Fred Astaire, dans le film The Band Wagon. Oups !



Donc, à ce stade de l'article, je savais déjà que j'allais tomber, au bout d'un moment, sur une perle. Parler de Michael Jackson, c'est comme parler de la Neo Geo, on est obligé de faire sa psychologie de comptoir sur son enfance, pour faire intelligent. Mais nous n'en sommes pas encore là, heureusement.

a écrit :
Des zombies qui se dandinent comme des alcooliques en état d'ivresse. Cette caricature de la Mort nous renvoie à l'époque de la Prohibition américaine où l'alcool, officiellement interdit, ne s'épanouissait que par le biais du marché noir.


Attention de pas casser la tartine quand même, à force d'étaler.

Le rédacteur mystère n'avait pas terminé de nous embarquer dans son délire "journaliste d'investigation". Je le disais un peu avant, parler de la psychologie de Jackson c'est devenu monnaie courante. Voilà ce qui arrive quand les choses tournent mal...

a écrit :
Exploitation internationale oblige, Moonwalker cible le grand public. Pourtant, au fur et à mesure du parcous, il n'est pas rare d'y déceler quelques messages cachés.
Dans ce coin-up à la noirceur évidente, notre héros hérite des angoisses liées à l'enfance : phobie du monde réel régi par les adultes, un monde sombre où les enfants sont condamnés au rôle de potiches, toujours mis de côtés, délaissés, oubliés.
Ainsi, Michael Jackson débarque tel un archange en costume blanc et condamne tout ce beau monde... à la musique. Bien entendu, l'acte entier peut prêter à sourire trant il se réattribue à sa sauce les codes de Pinocchio (la conscience, la fameuse bonne étoile), de Peter Pan (les enfants perdus, l'enfant roi malicieux et justicier qui sauve la jeunesse par la danse et le jeu d'acteur) ou du Magicien d'Oz. Michael incarne un compromis entre l'épouvantail (l'apparence), le lion (le courage), et l'homme de fer (le robot chromé) et nous entraîne avec l'innocence d'une Dorothy Gale sur les pavés d'or de sa propre gloire.


Oublions ça, pour tomber sur un dossier de douze pages sur Strider. Strider, rappelons-le, est un jeu arcade qui même en étant très lent, prend tout au plus deux ou trois heures à terminer. Comment peut-on imaginer écrire douze pages sur ça ? Avec des parallèles à Saint Seiya, des commentaires politiques sur l'URSS et des envolées lyriques :

a écrit :
Mais c'est incontestablement Urobolos, chenille cybernétique maniant habilement la faucille et le marteau, qui marque ce premier niveau au fer chaud. Formée par la mutation de parlementaires véreux sous la huée des patriotes, la chenille cuirassée arpente l'auditoire jusqu'à ce que les assauts de Falchion provoque un court-circuit fatal. Cette larve éruciforme personnifie une URSS futuriste où le fétichisme de dictatures immorales est sciemment puni par le fléau de la justice. Un premier niveau qui réussit sa vocation de propulser le joueur dans les rouages d'un kaléidoscope psychédélique; Strider est une œuvre d'art contemporaine qui lorgne sur le surréalisme.


Doux Jésus. Mais ce "test" ne dure que cinq pages. A quoi sert le reste ? A parler des portages. Strider sur Megadrive, Strider sur Supergrafx, Strider sur Amiga, Strider sur NES, Strider sur X68000, Strider sur Master System, Strider sur NEC, NOOOON NOOOOOOON ARRÊTEZ PITIÉ, on s'en fout des portages ratés, quand tu fais un dossier sur Resident Evil 4, est ce que tu fais dix paragraphes sur les versions PS2, Wii, et téléphone portable ? Non, ça ne se fait pas, parce que c'est chiant, et que je suis pas maso au point de connaître (ou de vouloir connaître) l'historique précis des portages de merde d'il y a dix ans.

Plus que vingt pages, vite, courrons jusqu'à la fin !

Un dossier sur les décors de Street Fighter Third Strike. Mes forces m'abandonnent. Je réalise soudain qu'il n'y a aucun espoir.

a écrit :
A l'origine, cette mise en scène du combat nous provient du théatre grec antique et de ses principaux ouvriers que sont Thespis (auteur tragique du IVième siècle avant JC) ou Sophocle (496 avant JC). [...] En effet, le théatre affrontait aux origines de sa création un terrain vierge de tous codes. Voici donc nos dramaturges, soucieux de divertir le monde, inventant des mécanismes de spectacle et de mise en scène, comme l'ajout d'arrière plans, et ignorant que cette invention allait traverser les âges...
De même, les limites narratives des jeux de combat et l'absence de scénarios complexes engendrent l'utilisation, d'une autre ficelle du théatre, le Paradigme (percevoir un univers d'après un décor fixé afin d'exposer une théorie).
[...] Les similitudes avec le théâtre sont donc nombreuses, et ce n'est pas un hasard.




Finalement, pour terminer ce cirque, Joypad nous propose un dossier sur MUSCLOR.



Et puis merde, je vais pas quand même pas lire ça. L'article parle en fait des figurines de Musclor, et nous fait un historique complet sur la chose. Quelle figurines a la tête détachable ? Qui en est à l'origine ? Combien de personnages de la série ont été transformé en jouets ? Des question fondamentales, mais qui ont maintenant toutes leurs réponses, merci Joypad.

Mais attendez ! Il reste encore un ultime dossier (entre autres petits articles encore plus inintéressant que ce que je viens de présenter, notamment sur les Flippers et sur Ninja Spirit). Un dossier sur les robots. Tous les robots, Astro Boy, C3PO, les Daft Punk (?????), Aibo le chien Robot. J'EN. CHIALE.

Ce n'est pas fini Snake. Il reste quatre articles.

- Street Fighter The Movie, Le jeu

- Night Trap, sur Mega CD.

- Ghostbuster le film. Précisons que l'article mentionne que le jeu Ghostbusters sortira "prochainement", ce qui, comme l'absence assez dérangeante d'un seul mot sur la mort de Michael Jackson, prouve que ces articles ont été écrit il y a déjà un sacré bout de temps et qu'on les a collé ensemble pour en faire un hors série.

- Final Fight. Pourquoi conclure sur Final Fight, après avoir enchainé trois titres sans aucun rapport. Pourquoi pas après tout, c'est pas comme si il y avait une quelconque cohérence.

Et puis voilà, une pub des Sims 3, et c'est fini.






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